vendredi 18 juillet 2008
SINE VIRE DE CHARLIE "Des larbins, des lèche-culs"
SINE VIRE DE CHARLIE
"Des larbins, des lèche-culs"
Que cherchiez-vous à souligner au travers du texte paru le 2 juillet dans Charlie dans lequel vous évoquiez une conversion au judaïsme de Jean Sarkozy ?
- Je souhaitais dénoncer l'attitude de Jean Sarkozy qui se convertit,
selon moi, pour épouser une millionnaire. C'est un mauvais procès qu'on
me fait. Et d'ailleurs l'avocat rigole bien. Surtout quand on voit la
défense d'Askolovitch qui affirme reprendre des propos de Val, qui lui
même aurait agi en fonction de ce que lui avait dit Askolovitch… je
crois qu'on va se marrer. De toute façon, maintenant, le mec qui dit
que je suis un antisémite je lui colle un procès. Cela fait 50 ans que
je me bats contre toutes les formes de racisme, je ne peux pas tolérer
ce genre d'accusations.
Mais comprenez-vous que certains, comme d'ailleurs Claude Askolovitch, voient de l'antisémitisme dans votre texte ?
- Ceux qui pensent cela sont soient des cons, soient des personnes de
mauvaise foi. Comme je le dis toujours, on ne peut pas lutter contre la
bêtise. Pour les autres… Aujourd'hui on ne peut plus dire le mot juif
sans être attaqué de toutes parts. Mais, d'ailleurs, on ne peut plus
rien dire, il faut trouver d'autres formules: non-voyant pour aveugle…
Je pense surtout que Philippe Val n'a pas digéré le fait que je prenne la défense de Denis Robert [ndlr: journaliste qui a écrit sur l'affaire Clearstream] dans cette même chronique et que c'est pour ça qu'il veut me virer.
Vous aviez déjà un différent avec Philippe Val ?
- Cela fait deux ans qu'il veut me virer. Il déteste tout ce que je
représente, la vraie gauche. Il n'osait pas, et hop, il a déniché un
truc pour m'accuser d'antisémitisme. Il a cherché un peu et a trouvé un
spadassin pour m'assassiner. Et L'Observateur, qui accueille Askolovitch dans ses colonnes, c'est vraiment un "tas de m…".
Et tous les autres ont rampé. Pas un n'a moufté. Il y a vraiment des
larbins, des lèche-culs quand même. A part trois qui m'ont apporté un
vrai soutien et Cavanna qu'on n'avait même pas tenu au courant. Je l'ai
eu au téléphone. Il est dégouté de voir ce qu'est devenu son journal. A
85 ans, il en parle avec des sanglots dans la voix.
Non, c'est vraiment une crapule ce type et ce qu'il a fait va largement
au-delà de ma personne. C'est une atteinte à la liberté de la presse.
Quand on fait des articles contre les musulmans, alors là, ça ne lui
pose pas de problème.
Val pensait que ça allait bien se passer, mais, mon cul, ça va chier.
On laisse entendre que je suis malade mais je n'ai jamais été aussi en
forme. Il s'est dit : "c'est un vieux mourant, il ne va pas réagir".
Mon cul!
Que comptez-vous entreprendre ?
- Déjà demain j'envoie ma rubrique car je n'ai pas reçu de lettre de
licenciement. Val ne va sans doute pas passer mon truc mais bon on
verra bien. Et puis j'ai un tas de soutiens, Bedos vient d'ailleurs de
m'envoyer un texte, et une pétition
a été lancée qui doit être signée par tout un tas de gens dont un
ancien ambassadeur d'Israël je crois. Tout ça prend de l'ampleur!
Interview de Siné par Céline Lussato
(le vendredi 18 juillet 2008)
AFFAIRE A SUIVRE ...
Bésitos
Eric Bloggeur Citoyen
PS : "DES LARBINS, DES LECHE-CULS" Ben ouais !
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La déconvenue de Siné me rappelle cette anecdote, l'histoire d'un juif émigré d'origine polonaise à qui un journaliste demandait pourquoi il a choisi la France:
- Les conditions d'existence étaient trop dures?
- On pouvait pas se plaindre...
- Y avait-il trop de persécution?
- On pouvait pas se plaindre...
- il n'y avait pas assez de nourriture?
- On pouvait pas se plaindre...
Et ainsi en allait-il de toutes les questions jusqu'à ce que le journaliste lui demande pourquoi il a émigré puisqu' "il ne pouvait pas se plaindre". Et la réponse:
- Parce qu'ici on peut se plaindre de tout!
La France, pays où tout s'achète, même les droits de l'homme!